Sur les pas et dans les pages de Victor Hugo (8)

 

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

 

Bruxelles2012 1.JPGVictor Hugo écrivit : « Je vous conseille de pénétrer dans la cathédrale de Bruxelles et vous aurez sous les yeux le plus pur épanouissement du style ogival primaire ou à lancettes. » L’écrivain vécut quelque cinq cents jours dans cette ville qui deviendra la capitale de l’Europe, alors que Victor Hugo y lançait déjà son appel à la formation des États-Unis d’Europe. Il était d’abord venu en touriste, puis ce fut un endroit majeur dans sa carrière, au point d’y publier « Les Misérables ».

 

Ainsi, il visita en premier lieu Bruxelles en 1837. Il était âgé de 35 ans et il pouvait déjà être fier du succès de « Notre-Dame de Paris ». Bruxelles le fascina, principalement l’admirable Grand-Place : « Je suis tout ébloui de Bruxelles… »

 

Une quinzaine d’années plus tard, il revint à Bruxelles dans des circonstances dramatiques : il avait fui Paris où Napoléon III avait mené un coup d’État.

 

Victor Hugo avait pris un nom d’emprunt (Jacques Firmin Lanvin) et a donc franchi la frontière avec un faux passeport. Juliette Drouet, sa maîtresse, le suivait avec dans les bagages le manuscrit « Les Misères » qui deviendront « Les Misérables ».

 

Pourquoi avait-il choisi Bruxelles pour terre d’exil ? Parce qu’il y avait trouvé une certaine liberté de penser.

 

Il habita un immeuble situé sur la célèbre Grand-Place et déclara : « Belges, un jour l’on parlera des États-Unis d’Europe. »

 

Il quitta Bruxelles pour vivre, toujours en exil, durant une dizaine d’années dans les îles anglo-normandes. Il y reprit son combat contre Napoléon III, il défendit de nobles causes, il poursuivit l’écriture des « Misérables » En 1861, il revint en Belgique, à Bruxelles et à Waterloo et termina son mythique roman non loin du champ de bataille qui vit la défaite de l’Empereur Napoléon Bonaparte.

 

Ce fut un éditeur bruxellois qui publia ce livre. Un gigantesque banquet fut organisé pour l’occasion et Victor Hugo rendit un vibrant hommage à Bruxelles. L’écrivain fut rejoint dans la capitale belge par son épouse et ses fils. Il devint aussi grand-père.

 

Victor Hugo avait publiquement déclaré que les insurgés français pouvaient venir s’établir en Belgique. Les autorités belges furent ennuyées et ne désiraient absolument pas déplaire à la France, alors Victor Hugo fut expulsé !
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L’un des derniers écrits que Victor Hugo rédigea à Bruxelles fut une lettre intitulée « Aux Concitoyens des États-Unis d’Europe ». Cette lettre était sa déclaration de principe en vue du Congrès de la Paix, qu’il présida en Suisse : « Nous voulons les États-Unis d’Europe, et je termine par ce mot : la liberté, c’est le but ; la paix, c’est le résultat. »

Humeur verte : Vie (digitale) éternelle : pour « ça », il y a des budgets !

Humeur verte1.jpgMa dernière chronique « Humeur verte » sur Fréquence Terre :http://www.frequenceterre.com/2014/01/15/vie-digitale-eternelle-pour-ca-il-y-des-budgets/

 

 

 

 

 

Humeur verte : l’actu déjantée vue depuis Bruxelles, Capitale de l’Europe,  par Pierre Guelff.

 

Parfois, il y a de quoi râler dans notre société, et ce n’est pas être populiste ou poujadiste que de le clamer. Alors que des chercheurs se battent pour décrocher des subsides afin d’éradiquer différentes « terrifiantes » maladies, par exemple, des prétendus chercheurs se lancent dans des études  dont, sincèrement, on doute de l’utilité pour la vie et la survie sur notre planète.

 

Ainsi, lors d’un congrès, un ingénieur et informaticien affirma que, pour les environs de 2045, on pourra télécharger son esprit dans un ordinateur, puisque la puissance des ordinateurs double tous les deux ans. Je le cite : « Il sera possible d’implanter un cerveau humain dans une machine pour ainsi accéder à la vie éternelle. »

 

Le magazine « Agenda Plus », qui relaie cette information, conclut : « À côté de l’urne contenant vos cendres pourrait ainsi trôner un disque dur. Et dire que des budgets sont alloués pour ce type de recherches, ô combien inutiles. » Fin de citation et de mauvaise humeur verte.

 

Confraternité et solidarité

Anvers6.JPGCharleroi13.JPGCe n’est pas évident de tailler sa pierre brute… de passer de l’écriture d’essais à celle d’un roman (« La Revanche du Manant« ). Heureusement, outre des proches, des auteurs confirmés dans ce genre littéraire me conseillent et m’encouragent. Confraternité et solidarité sont aussi leurs signes relationnels et c’est très réconfortant !

Affaire Dutroux : suite et pas fin !

DSCF0481.JPGcouv dutroux copiebis.jpgIl a été question de Dutroux au Tribunal de l’Application des Peines de ce lundi. Ça attire encore quelques journalistes belges (Le Soir, Belga, RTL…) et même un envoyé spécial du Républicain Lorrain (très intéressé par l’histoire de mon interview exclusive de Dutroux parue dans mon dernier ouvrage aux Éditions Alain Jourdan). Du côté des victimes, présence de Jan Lambrecks (photo), le père d’Eefje, comme pour rappeler : « N’oubliez jamais !« . Selon Me Deutsch, Dutroux conteste de nouvelles dispositions juridiques (5 juges au lieu de 3). Sa réponse à ma question « Mais, au juste, quelle est la finalité de votre démarche ? » était très « technique« . Ceci dit, on sait que Dutroux a lui-même déclaré qu’il allait mourir en prison, mais toute cette (légale) procédure aura une suite le 27 janvier… À suivre, donc, « pour ne jamais oublier » !

Le Sourire des femmes de Nicolas Barreau (Éd. Héloïse d’Ormesson)

eho_barreaun.jpg« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

 Aurélie a hérité de son père « Le Temps des cerises », un restaurant parisien assez connu pour ses fameuses recettes rassemblées sous le générique de « Menu d’amour ». Un père décédé à 68 ans, « les personnes qu’on aime meurent toujours trop tôt, quel que soit leur âge », dit-elle.

 

C’est ainsi que le lecteur entre dans « Le Sourire des femmes », le très beau roman, plein de saveurs et d’humeurs, de Nicolas Barreau publié aux Éditions Héloïse d’Ormesson.

 

Dans la vie de la jeune femme, il y a Claude, décorateur de théâtre, homme impulsif, « particulier », dont elle est amoureuse : « Il ne me serait jamais venu à l’idée de remettre en question ma relation avec cet homme compliqué et extrêmement original », avait-elle déclaré.

 

Bien que… Bien qu’un jour, il lui écrivit qu’il avait fait la connaissance de la femme de sa vie et qu’il plaquait Aurélie en lui souhaitant quand même bonne route.

 

Mais, « la douleur rend philosophe », se dit-elle. Bernadette, sa grande amie, un peu envahissante, le lui avait prédit cet échec : « Il est cinglé, tu ne seras jamais heureuse avec un mec comme ça ! ». Alors, durant une journée complète, la patronne du « Temps des cerises » erra dans Paris, triste, seule, abattue. Elle entra dans une librairie pour échapper à un policier-dragueur, acheta, par hasard, crut-elle, un livre qui racontait une histoire où son restaurant et elle-même jouaient un rôle. La preuve ? L’héroïne, Sophie, amoureuse d’un Anglais qui travaille dans la Ville lumière, lui ressemble comme deux gouttes d’eau, robe en soie vert foncé y comprise. Le nom de l’auteur ne lui évoqua rien, mais il lui a redonné goût à la vie… Un auteur qui, paraît-il, fuit le public comme la peste. Histoire étrange ou alambiquée ?

 

Ce roman surprend le lecteur dans le bon sens du terme, comme « le sourire des femmes qui est un cadeau du ciel et à l’origine de toute histoire d’amour… »

 

Affaire Closer, conférence à l’Élysée ce mardi et Louis de Funès…

 

Meursault mairiebis.jpgMardi se tiendra une conférence de presse présidentielle à l’Élysée dont, on s’en doute, l’affaire Closer occupera certains esprits (alors que la situation sociale est parfois dramatique). Europe1 vient de rappeler l’historique de ce genre de rendez-vous et différentes anecdotes. Entre autres, que le général de Gaulle apprenait son texte par cœur, y compris les questions qu’il se posait, et que la salle où se déroule cet événement est un ancien théâtre où Louis de Funès avait joué « Oscar »… C.Q.F.D. ?