Céleste de Martine Le Coz (Livre de Poche)

 

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff sur « Fréquence Terre ».

 

 

celeste.png« Céleste » de Martine Le Coz paru en « Livre de Poche », est un roman historique poignant qui touche le lecteur au plus profond de ses sentiments en l’emmenant à Paris en 1832, là où se propage le terrifiant choléra.

 

Partout, la mort règne et sème l’épouvante parmi une population qui, souvent, croit qu’il s’agit d’un châtiment divin qui s’abat sur la capitale.

 

Pour soigner et réconforter, voici le docteur Lodran, fils d’un planteur et d’une esclave haïtienne. Son dévouement s’apparente à un sacerdoce et son approche éminemment humaniste lui fait analyser de près la douleur incommensurable des gens ou il perçoit leur nature intérieure. Ainsi, il se décrit mentalement le visage d’une vieille dame : « La lutte est sévère entre les ténèbres et la lumière. Une lutte acharnée. »

 

Dans tout ce contexte dramatique, le bon docteur Lodran peut-il trouver l’amour ? La jeune céleste, 16 ans, semble tant l’aimer profondément…

 

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Le Compagnon expliqué par l’image de Percy John Harvey (Éd. MdV)

 

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff sur « Fréquence Terre ».

 

 DSCF1675 4.jpgL’éditeur MdV est considéré comme un important spécialiste de l’ouvrage dit ésotérique et, avec « Le grade de Compagnon » (tome 2 après celui consacré à l’Apprenti) de Percy John Harvey, ingénieur dans le domaine aéronautique et spatial, il est essentiellement question de symbolique.

 

Ce livre abondamment illustré comme l’annonce son titre, veut « rassembler ce qui est épars » sur le sujet et constituer un outil pédagogique digne du célèbre travail des tailleurs de pierres dont certains chefs-d’œuvre traversent les siècles, telle Notre-Dame de Paris.

 

Plus de trois cents pages, agrémentées de multiples reproductions de gravures, certaines datant des XVe, XVIe et XVIIe siècles, font de cet ouvrage un « véritable novateur dans sa présentation. »

 

Lessiver l’info !

logo France Inter.pngSi tu écoutes....jpg« Journalism day » : ce samedi, 40 médias ont décidé de ne voir que le côté positif de notre société. À ce propos, les insomnies (passagères, j’espère quand même) peuvent avoir du bon : dans la nuit, écouter des rediffusions de la journée précédente sur « France Inter ». Vers 3 heures : Charline Vanhoenacker et Alex Vizoreck (du lundi au vendredi à 17 heures) que je découvre. C’est intelligent et bien enlevé et ça s’intitule « Si tu écoutes, j’annule tout »… pour lessiver l’info !

Les agitateurs d’idées en France de Jean C. Baudet (Éd. Jourdan)

 

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff sur « Fréquence Terre ».

 

 

baudet-agitateurs.jpgJean C. Baudet, auteur de l’essai « Les agitateurs d’idées en France » paru aux Éditions Jourdan, explique : « Je ne sais pas si « l’Esprit souffle où il veut », mais il me semble que l’intelligence et les connaissances se développent dans les consciences, c’est-à-dire chez des hommes et des femmes en chair et en os (et avec des neurones) parfaitement repérables dans le temps et l’espace. »

 

Et le philosophe de poursuivre : « Les limites qui séparent le philosophe de l’intellectuel ou qui distinguent l’intellectuel du littérateur sont bien floues. Ma galerie de portraits – près de 300 classés en quatre catégories – est subjective. Mais quel est le collectionneur de tableaux qui n’acquiert pas de toiles en fonction de sa subjectivité ? »

 

Et, dans le fond, qui est « intellectuel » ?

 

Jean C. Baudet apporte une explication parmi d’autres : « C’est, évidemment, quelqu’un de formé intellectuellement, et l’on peut retenir la formule de Sartre : un spécialiste des savoirs pratiques. Et l’on peut être formé intellectuellement par la comptabilité comme par l’ethnologie, par la médecine comme par l’histoire, par la sociologie comme par la psychologie. L’essentiel est d’avoir appris à penser, et peut-être faut-il savoir que cela ne s’apprend pas n’importe comment. »

 

Dans cet ouvrage présenté comme un « roman de l’intelligence » ou un « dictionnaire des grands penseurs », faut-il s’étonner de trouver Natacha Polony, David Pujadas, Stéphane Bern et Éric Zemmour aux côtés des Camus, Sartre, Malraux, Aragon, Zola, Hugo, Diderot et Voltaire ?

 

À chacun de se faire une opinion, en toute intelligence, bien sûr.

 

Vie politique et secrets d’alcôves

 

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff sur « Fréquence Terre ».

 

politique.jpgDes politiques (ou apparentés) s’adonnent avec délectation au genre littéraire qui peut faire le buzz : le « Vécu », parfois teinté de propos – croustillants, choquants, vengeurs, révélateurs ou non – sur leur vie privée. Ce n’est pas Valérie Trierweiler, ex-Première dame de France, et auteure de « Merci pour ce moment » paru aux Éditions Arène, voire, mais nettement moins « people », avec Cécile Duflot (« De l’intérieur, voyage au pays de la désillusion » chez Fayard), qui me contrediront.

 

Généralement, cette littérature s’apparente à des one-shots. Elle ne laisse guère de trace majeure dans l’Histoire et, je pense que c’est bien ainsi. Tout le monde n’est pas André Malraux !

 

En consultant le « Dictionnaire des citations du monde entier » (« Usuels du Robert »), je lis cette phrase d’Eduardo Mallea, auteur argentin, ami de Stefan Zweig, Borges et Hemingway, qui résume, selon ma perception, ces ouvrages politico-confidentiels qui se veulent davantage des règlements de comptes : « Une littérature appelée à durer est généralement prophétique, plus rarement apologétique ; moins, encore, de propagande. »

 

L’énigme Judas ou « l’Évangile perdu » d’Herbert Krosney

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff sur « Fréquence Terre ».

download.jpg« L’Évangile perdu » d’Herbert Krosney aux « Éditions J’ai Lu » évoque la fameuse énigme consacrée à Judas dans l’Église catholique et, je le pense, parmi le public. En effet, qui ne connaît pas l’expression : « Faux ou traître comme Judas » ?

Cependant, depuis quelques années, ceci est sérieusement remis en question, au point qu’une Commission présidée par un archevêque traite du sujet au Vatican.

Ira-t-on jusqu’à la réhabilitation de l’un des hommes les plus haïs de l’Histoire ?

L’« Évangile de Judas », document retrouvé dans une grotte du désert égyptien il y a une quarantaine d’années, aurait tendance à émettre la considération suivante : « Judas n’aurait pas trahi Jésus, et il n’aurait fait que ce Jésus lui demandait de faire. »

À savoir ?

Que Jésus aurait lui-même imaginé la Passion en demandant à Judas de le trahir et de le livrer « pour qu’il soit exécuté afin de libérer son âme de la prison de son corps et d’accomplir sa destinée. »

Gageons que cette thèse est particulièrement suivie dans les Églises !