Fréquence-Terre-RFI, SoirMag, ARTE… : La Bataille de l’Eau Noire

 

DSC02170.JPGLa_bataille_de_l'Eau_NoireRET.jpgIl y a une semaine, j’étais en reportage sur le terrain de la « Bataille de l’Eau Noire » (gagnée par les citoyens couvinois contre un barrage dangereux concocté par des politiciens et lobbyistes). Ce matin : ma chronique sur les ondes et le site avec podcast sur « Fréquence Terre-RFI » puis dans le « Soir Mag » du 8 août, mais, à 18 h sur ARTE, diffusion du remarquable documentaire de Benjamin Hennot consacré à ce projet… englouti ! 

Publicités

Désobéissance civile et paradis

250.jpgdésobéissance-1ft.jpgVoici quelques réflexions pour une première chronique consacrée à l’essai « L’impératif de la désobéissance » du philosophe et écrivain Jean-Marie Muller aux Éditions du « Passager clandestin », ensuite, dans cette même rubrique, un lien avec le roman « La traversée du paradis » d’Antoine Rault chez Albin Michel, lien qui, en somme, corrobore les propos du premier ouvrage abordé.

Ainsi, la désobéissance civile est devenue un impératif éthique et peut certainement contribuer à  rétablir la démocratie fortement mise à mal sous toutes les latitudes depuis quelques années.

À suivre sur le mp3 ci-contre Désobéissance et paradis.mp3.

Et la suite de repérages…

Affiche-été-2018 nouvelle(1).jpgDSC02170.JPG31124475_10215873790779906_8580995742931406413_n.jpg31118475_10215873792179941_6905224788716264987_n.jpgCouvin.mp3

Et les repérages s’accélèrent ! Évoquer Couvin et le 40e anniversaire de la « Bataille (gagnée) citoyenne de l’Eau Noire » en 1978 contre un barrage d’une dangerosité inouïe, aller à la Source de l’Oise à Bourlers et se retrouver, pile, sur le fameux 50e Parallèle Nord et à la ligne de partage des eaux de la Manche et de la Mer du Nord … Tout ça, et bien d’autres sujets, cet été dans le « SoirMag » !

 

Repérages à Andenne

Andenne.mp3
Affiche-été-2018.jpg1.jpg2.jpgAndenne1.jpg

 Chroniqueur-acrobate ! Dans le cadre de mes chroniques estivales pour le « SoirMag », direction Andenne à la recherche de sainte Begge, parente de Charlemagne, « engrillagée » dans une niche de 1637, de son tombeau gothique du XIVe siècle inséré dans un enclos entouré de balustrades, le rituel consistait pour les hernieux et bègues à se glisser (péniblement) trois fois d’affilée sous la dalle en quête d’une guérison miraculeuse…

Repérages maçonniques

30716261_785019725021380_7483273943915167744_n.jpgPour illustrer un écrit maçonnique, repérages confirmatifs au cœur du Musée de la Franc-Maçonnerie (GOB) à Bruxelles : avant la Franc-Maçonnerie Spéculative (1717), il existait bien une Franc-Maçonnerie Opérative… et elle est toujours au Travail ! Photos : escalier en bois, chef-d’œuvre compagnonnique offert à une loge bruxelloise, représentations de menuisiers, fendeurs à l’œuvre, des outils des Bâtisseurs… et l’historique clair et net : 1. Maçonnerie opérative : apparition des premières coutumes maçonniques au sein des corporations moyenâgeuses… 2. Maçonnerie spéculative : 1717…

« Mains qui créent sont mains qui pensent »

250.jpgpour-logo-300x113-1-300x113.jpgDe manière récurrente, on entend encore dire que le terme « profession » signifie travailleur intellectuel, tel un professeur, alors que le mot « métier » s’adresse au travailleur manuel, à l’ouvrier ou à l’artisan, par exemple. Fausse affirmation, bien sûr, comme s’il ne fallait pas penser pour exercer un métier, en somme !

Dans le cadre des « Journées européennes des Métiers d’Art 2018 », « Fréquence Terre-RFI », en partenariat avec le magazine « POUR », a été à l’écoute de Pascal Mulpas[1], Maître restaurateur d’oeuvres d’art, et d’Arnaud Étienne[2], tailleur de pierre et ébéniste, formé durant une décennie à l’école du Compagnonnage. Leurs témoignages sont la preuve qu’au-delà de l’excellence à manier les outils, un véritable devoir de transmettre leur immense savoir les habite.

 « Mains qui créent sont mains qui pensent », est la devise d’André Colpin[3], artisan papetier et Maître graveur à Bergerac, Compagnon du Devoir et du Tour de France sous le nom de « Liégeois la main royale ». Je la partage volontiers en souvenir d’un passé ouvrier, étant devenu « passant » via les médias, entre autres, et une bonne occasion de surenchérir avec cette autre citation compagnonnique qui m’est chère : « La main est la prolongation de l’esprit » et, de la sorte, donner successivement la parole à Pascal Mulpas, puis à Arnaud Étienne.

 Un supplément d’âme

 DSC01983.JPGDSC01987.JPGVoici quelques extraits de l’interview de Pascal Mulpas ([4]) :

 « Restaurateur en œuvres d’art spécialisé en restauration de tableaux, je transmets mon savoir-faire à de jeunes stagiaires qui viennent se former dans la restauration de tableaux des XVe et XVIe siècles.

L’important est de transmettre son savoir aux jeunes générations pour qu’elles puissent reprendre le flambeau. Mais, la maîtrise cela s’apprend, jusqu’au moment où on atteint une autonomie. C’est cela la transmission, le Compagnonnage, c’est l’accompagnement par de praticiens et des techniques, celles-ci passant par la maîtrise de la main et de l’œil.

L’importance dans la restauration est le regard humain qui transmet à la main. Nos métiers ont encore cette sensibilité de donner un ordre à la main, ce qui ne sera jamais le cas avec une machine ou un ordinateur. Chez l’artisan, il y a une poésie, un supplément d’âme… »

 Des valeurs humanistes

DSC01996.JPGDSC01980.JPG Extraits de l’entretien que nous avons eu avec Arnaud Étienne, tailleur de pierre et ébéniste :

 « Au-delà d’apprendre un métier, ce que j’ai appris dans le Compagnonnage, c’est d’abord une vie en communauté. On forme un homme ou une femme autour ou grâce à un métier.

Il y a l’apprentissage manuel des techniques de base et, à côté de cela, on a tous une culture à acquérir. Celle-ci nous vient de voyages, d’année en année, de ville en ville, d’entreprise en entreprise, en France, à l’étranger, et on côtoie des personnes différentes, des cultures différentes, des façons de travailler différentes, c’est tout ça qui permet de créer une encyclopédie du savoir du métier, culturel et humain.

Au sein du Compagnonnage, nous essayons d’apprendre des valeurs humanistes par le métier. Devenir un Homme ou une Femme ! Quelqu’un qui a des valeurs.

Ensuite, notre devoir de Compagnon est de transmettre ce savoir. Un métier ne nous appartient pas. On le prend, on l’utilise, on le bonifie et ensuite on le transmet aux générations futures, comme le fit mon grand-père qui m’a transmis l’amour des métiers du bois, de la pierre et du métal… »

 

Artisans.jpg

 

[1] http://www.espace14emeart.eu

[2] http://www.a-etienne.com

[3] https://www.artmajeur.com/andrecolpin/