Au progrès de l’humanité

DSC02551blogBeaucoup trop de gens établissent des amalgames éhontés, profèrent des sous-entendus malveillants, émettent des « vérités » qui ne sont que rumeurs, ragots ou mensonges. Les Francs-Maçons connaissent parfaitement bien ce processus qui consiste à les dénigrer, salir ou atteindre dans leur dignité, voire intégrité.

Ainsi, il en va de « Les Francs-Maçons sont des arnaqueurs, des corrompus…», « Les Frères Trois-Points ne sont que des affairistes, des gauchistes, des anticléricaux… », « Pour être Franc-Maçon, il faut être fils ou fille de riche, de parvenu, de pistonné… » sans parler du fameux complot judéo-maçonnique mondial dont ils sont, bien sûr, les tenants et aboutissants pour ces gens.

Dans pareil contexte récurrent en cette période où les relents de la peste brune se font à nouveau sentir, je conseille vivement la lecture de l’essai de José Perez, Franc-Maçon initié au Grand Orient, Inventeurs et créateurs francs-maçons paru, en 2018, aux Éditions EME dans la célèbre collection « Explorations Maçonniques ».

On y lit près d’une centaine de portraits « de femmes et d’hommes qui ont inventé, créé, fondé, été les premiers à faire ce qu’ils ont fait. Ils ont écrit, pensé, agi. Tous ont un point commun : la Franc-Maçonnerie. Et tous ont contribué au progrès de l’humanité », souligne l’auteur (photo ci-contre).

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Dans ce vivier, j’ai spécialement repéré des Sœurs et des Frères qui, par leur cheminement professionnel, sont la démonstration irréfutable que l’on peut être issu d’un milieu social modeste, d’un monde où règne la précarité, être enfant de la classe ouvrière ou paysanne, sans obligatoirement avoir fait des études dans des établissements scolaires réputés et fréquentés par la prétendue future intelligentsia, et avoir marqué de son empreinte la Société.

Certes, pour ce faire, ces Sœurs et Frères (comme des millions de profanes depuis des générations, d’ailleurs) ont eu le courage et la détermination de travailler, la volonté d’entreprendre chevillée au corps et, surtout, des principes moraux, humanistes, fraternels, pas nécessairement portés comme des étendards.

Ainsi, William Frederik Cody (1846-1917), cavalier né dans l’Iowa, développa une sorte de malle postale, puis devint le réputé showman « Buffalo Bill ». Clara Campoamor (1888-1972), orpheline de père dès l’âge de 12 ans, couturière qui, toute sa vie, mena un combat pour le droit des femmes. « C’est à elle que nous devons le suffrage universel, la réflexion sur la dépénalisation de l’avortement en… 1936 ! » souligne José Perez. Walter Chrysler (1875-1940), fils de migrants, passionné de mécanique, mécano aux Chemins de fer, devint le fondateur de la Chrysler Motors Compagny tutoyant les prestigieuses Cadillac, Packard et Lincoln.

Et, que dire de Jean-Baptiste Clément (1836-1903) qui, adolescent, quitta sa famille et fit de petits boulots tout en exerçant sa passion, la poésie ? Si, à Paris, il vit des travailleurs trimer, de retour d’exil en Belgique, il aperçut dans un village des cerisiers et cela l’inspira, d’où la fameuse chanson saluant l’harmonie originelle entre l’homme et la nature, Le temps des cerises. Bien avant lui, un fils d’agriculteur, féru de mathématiques, Pierre-Simon Laplace (1749-1827), devint un scientifique renommé pour, entre autres, son Traité de Mécanique céleste. Puis, voici, Alexander, un Écossais d’une famille recomposée, septième d’une fratrie de huit sœurs et frères. Très tôt orphelin de père, il s’accrocha au travail, observa la nature et devint Nobel de Médecine, car Alexander Fleming (1881-1955) découvrit la pénicilline et sauva plus de 200 millions d’êtres humains !

Enfin, pêle-mêle, j’ai encore relevé un imprimeur, éditeur et écrivain autodidacte, Benjamin Franklin, inventeur du paratonnerre ; une orpheline qui se débrouilla toute seule et créa la première école laïque pour filles de Belgique, Isabelle Gatti de Gamond ; un fils de cocher né au cœur de Paris où le prolétariat survivait à peine à la faim et à la soif, Jean Macé devint pédagogue et créa la Ligue de l’Enseignement, inspirant l’école gratuite, obligatoire et laïque en République française ; un imprimeur, Jacques-Étienne Montgolfier, qui, avec son frère, inventa l’aérostat ; un recalé de l’Académie des Beaux-Arts, Alfons Mucha, cité parmi les plus géniaux artistes de l’Art nouveau ; un garçon vivant une prime enfance besogneuse dans les Vosges, apprenti coiffeur, qui créa la Société Protectrice des Animaux (SPA) ; un autre gamin à l’enfance difficile, orphelin de père, arrêté par les nazis avec sa mère, Hugo Praet, devenu un exceptionnel auteur de BD ; un autre écorché par la vie, né de mère inconnue, adopté à un mois, David Thomas, fit fortune avec ses hamburgers (Burger Wendy’s), sans oublier de créer une fondation pour l’adoption des enfants abandonnés…

J’arrête, ici,  cette démonstration en répétant, si besoin est, que la Franc-Maçonnerie m’apparaît, encore et toujours, un incontestable outil de formation ou d’évolution non dogmatique, qui propose une transformation des iniquités, violences, dictatures et rejets, de l’intolérance et de l’égoïsme en une fraternité universelle.

 

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