Un regard d’enfant

Souvent, dans les files de bénéficiaires de colis alimentaires – des précarisés, des cabossés de la vie, des réfugiés -, il y a des enfants.
Généralement, ils sont silencieux, les yeux grands ouverts, le regard attentif, « gênés d’être l’objet de la charité des autres »[1]. Pas exactement honteux mais « horriblement » réalistes.
Un bonbon, une barre de chocolat, leur arrache un sourire. Pas des lèvres. Des yeux. C’est plus discret. Plus profond.
Cela vaut tous les discours, les sermons, les résolutions, les décrets. C’est la réalité du terrain. Concrète.


[1] Charlie Hebdo.

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