Franc-Maçonnerie et image de Percy John Harvey (MdV Éditeur)

PHOTOS 2009 Temple maçonnique Mons 004.jpg« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

 

 

Rien ne vaut un dessin, une image ou une photo par rapport à un discours, dit-on parfois. Ainsi, pour expliquer la franc-maçonnerie, Percy John Harvey a choisi l’image et l’éditeur Maison de Vie pour « approfondir le vécu et la signification » de chacun des trois grades maçonniques, c’est-à-dire l’Apprenti, le Compagnon et le Maître.

 

Cette idée particulièrement originale devrait contenter les profanes avides d’en connaître davantage sur cette société initiatique qui, souvent, fait couler beaucoup d’encre, et ravir les initiés qui trouvent ou retrouvent des éléments susceptibles de parfaire leur travail en Loge.

 

« Véritablement novateur dans sa présentation qui fait une large place à l’image, ce livre deviendra vite un outil de référence indispensable à toute personne intéressée par le « fait » maçonnique », est-il encore précisé.

 

Parfois, il s’agit, aussi, d’un rappel de préceptes quelque peu oubliés, galvaudés ou occultés au fil du temps.

 

Ainsi, la chouette portant une paire de lunettes et entourée de cierges allumés, signifie : « À quoi servent les flambeaux et torches et bésicles pour qui ferme les yeux afin de ne point voir ? »

 

Tout au long de cet ouvrage, il s’agit de la « force de l’image qui offre de nombreux repères et portes d’accès à ce monde mystérieux et souvent mal compris qu’est celui des temples maçonniques. »

 

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Mes deux nouveaux ouvrages

47.jpgEt voici mes deux derniers ouvrages dans les librairies, grandes surfaces… de la collection PIXL « Crimes/Assises » aux Éditions Jourdan : « Les grands dossiers d’assises » et « Ces jeunes devenus criminels ».

Hommage à Richard Khaitzine

 

Mes images Paris 2009 023 blog.jpgRichard Khaitzine (66 ans, à gauche sur la photo), un « grand » de la littérature ésotérique, n’est plus. Je garde de lui le souvenir ému d’une longue émission en commun sur idFM (Paris et Île-de-France) avec pour sujets la franc-maçonnerie, l’alchimie (dont il était un spécialiste reconnu), le symbolisme… Il racontait l’histoire de ce Chinois déposant un bol de riz sur une tombe et de l’Européen qui l’interpella : « Vous croyez qu’il va revenir pour le manger ? » La réponse fusa : « Exactement au même endroit que votre disparu viendra sentir vos fleurs ! »

 

Dans le cadre35CoverStigmatiseePierre.jpg de mon ouvrage « Curieuse histoire d’une stigmatisée » (Éditions Jourdan) Richard Khaitzine avait répondu de manière brillante à la question : « Peut-on dissocier l’Esprit de la Matière ?« . Il évoqua la religion et l’irrationnel…

Qu’il repose en paix !

 

Pensées pour moi-même de Nelson Mandela (Points)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Pensées pour moi-même » publié chez « Points » est un ouvrage magnifique de Nelson Mandela, une sorte d’héritage politique et spirituel qu’il offrit au monde en 2011. Pour rappel, si besoin est, ce Prix Nobel a été emprisonné vingt-sept ans pour sa lutte contre l’apartheid et, malgré cela, il clamait sans cesse ne pas en vouloir aux Blancs, mais au système de suprématie blanche. Il est décédé ce 5 décembre 2013.

Plutôt que de longs discours, je vous propose quelques-unes de ses citations, sept ou huit thèmes, qui ont plus particulièrement attiré mon attention.

. Convictions profondes :

« Personne ne peut réussir sans le succès des autres. » et « Nous devons avoir la conviction que nous partageons tous une humanité commune et que c’est notre diversité à travers le monde qui fait la force de notre avenir ensemble. »

. L’avenir :

« Nous pouvons construire une société fondée sur l’amitié et notre humanité commune : une société fondée sur la tolérance. C’est la seule route qui s’ouvre à nous. »

. Les enfants :

« On ne saurait mieux révéler l’âme d’une société que par la manière dont elle traite ses enfants. »

. L’humanité :

« Levons-nous tous ensemble afin de faire de notre monde une source durable pour l’avenir de l’humanité sur la planète. »

. Les êtres humains :

« Tous les hommes, même ceux qui semblent les moins sensibles, sont accessibles à la morale, et quand on touche leur cœur ils sont capables de changer. » et « Il y a des hommes et des femmes de valeur dans toutes les communautés, dans tous les partis politiques, et ils sont de toutes confessions. Quand ces hommes et ces femmes travaillent ensemble, ce sont les bâtisseurs qui triomphent à la place des destructeurs. Alors nous réaffirmons notre humanité commune. »

. La vérité :

« Aucun individu, aucun relais d’opinion, aucune doctrine politique ou religieuse ne peut revendiquer le monopole de la vérité. »

. La mort :

« J’aimerais qu’on dise : « Ci-gît un homme qui a fait son devoir sur cette terre. » C’est tout. »

 

La vérité sur le clan Kennedy par Frédéric Lecomte-Dieu (Éd. Jourdan)

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

Ainsi, concernant Kennedy, on vient d’apprendre que Caroline, la fille du plus jeune président élu des États-Unis, mais aussi le plus jeune à décéder en cours de mandat, Caroline, donc, est la première femme à occuper le poste d’ambassadrice des USA au Japon, alors que tombaient dans ma boîte aux lettres deux courriers ayant également trait à cette famille illustre.

Le premier pour me vendre, à près de 4 euros, la reproduction de la légendaire voiture « Lincoln Continental » conçue sur mesure pour John Fitzgerald Kennedy, livrée avec un « certificat d’authenticité », selon la pub, et le deuxième courrier, plus sérieux celui-là, émanait des Éditions Jourdan proposant « Kennedy, la vérité sur le clan » écrit par Frédéric Lecomte-Dieu.

l_Kennedy_67959.jpgAlors qu’on peut croire que tout a été dit et écrit sur l’attentat de Dallas, voici un ouvrage qui plonge le lecteur dans un monde fait de la guerre contre la mafia, celle des descendants d’Al Capone, sur la terrible prédiction d’une diseuse de bonne aventure concernant les événements du 22 novembre 1963, sur la salle d’opération n°1 aux urgences de l’hôpital municipal de Dallas, ce même jour à 12 heures 38, sur Jacqueline Bouvier Kennedy qui savait que la « Bête » avait dévoré son bonheur, sur la couardise de Johnson, le futur 36e président des États-Unis, qualifié « d’enfoiré » par de hautes personnalités…

Il en va ainsi sur près de 250 pages d’anecdotes, de souvenirs, de faits historiques, de témoignages… autrement appelées « Le roman des Kennedy ».

 

Dans les pas et les pages de Victor Hugo (5)

 

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

Ault

La cinquième chronique consacrée à Victor Hugo et à mes pérégrinations dans ses pas et dans ses pages, est consacrée à une très belle région d’Europe.   Ainsi, pour la présente rubrique, je me suis arrêté à Ault, là où Victor Hugo est encore omniprésent.

Ault3.JPGL’écrivain et poète serait certainement déçu, voire irrité, de constater que cette petite ville a perdu de son charme d’antan et que des quartiers entiers sont menacés par l’effondrement de falaises, situation dramatique fort probablement due au réchauffement climatique, selon divers spécialistes.

 

Ault.

Néanmoins, ce type de phénomène semblait déjà connu de l’écrivain et de ses contemporains :

 « La mer ronge le Bourg d’Ault. Il y a cent cinquante ans, c’était un bien grand village qui avait sa partie basse abritée par une falaise au bord de la mer. Mais un jour la colonne de flots qui descend la Manche s’est appuyée si violemment sur cette falaise qu’elle l’a fait ployer.

La falaise s’est rompue et le village a été englouti. Il n’était resté debout dans l’inondation qu’une ancienne halle et une vieille église dont on voyait encore le clocher battu des marées quelques années avant la Révolution, quand les vieilles femmes qui ont aujourd’hui quatre-vingts ans étaient des marmots roses. Maintenant on ne voit plus rien de ces ruines. L’océan a eu des vagues pour chaque pierre ; le flux et le reflux ont tout usé, et le clocher qui avait arrêté des nuages n’accroche même plus aujourd’hui la quille d’une barque. »

Ault6.JPGEt que vit Victor Hugo lors de son séjour à Ault ?

« Depuis la catastrophe du bas village, tout le Bourg d’Ault s’est réfugié sur la falaise. De loin tous ces pauvres toits pressés les uns sur les autres font l’effet d’un groupe d’oiseaux mal abrité qui se pelotonne contre le vent. Le Bourg d’Ault se défend comme il peut, la mer est rude sur cette côte, l’hiver est orageux, la falaise s’en va souvent par morceaux. Une partie du village pend déjà aux fêlures du rocher. »

La falaise qui se rompt.

Ici, on évoque, bien sûr, Victor Hugo, mais, aussi ces serruriers qui, a défaut d’être pêcheurs ou marins, avaient choisi le travail du métal pour subvenir à leurs besoins. Ils le faisaient tellement bien, que leur commerce était connu dans toute la France :

« Ils se vengent de Neptune en lui faisant un tapage infernal aux oreilles, écrivit Victor Hugo. Il s’envole perpétuellement du Bourg d’Ault une noire nuée de serrures qui va s’abattre à Paris sur vos portes, mesdames. »

Ault2.JPGL’écrivain souligna, aussi, quelques maisons curieuses, des sculptures étranges, des masques grotesques, des figures pleines de style, des rinceaux exquis, « on n’a dans la tête qu’une musique de limes, de scies et d’enclumes, on se retourne, et voilà que l’art vient s’épanouir sur la poutre d’une masure, et vous sourit. Il est vrai que l’océan est là. Partout où est la nature, sa fleur peut pousser, et la fleur de la nature, c’est l’art. »

 

 

L’église d’Ault.

Hélas, cette activité de la serrurerie déclina à son tour… et, à l’heure actuelle, Ault compte beaucoup sur le tourisme pour retrouver le lustre d’antan. A fortiori, quand l’écrivain déclara, avant de quitter les lieux, « cet endroit est beau. Je ne pouvais m’en arracher »…

 

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L’Étranger de Saint-Cernin de Sylvie Anne (Presses de la Cité)

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Avec « L’Étranger de Saint-Cernin » de Sylvie Anne aux Presses de la Cité, c’est à une plongée dans la Corrèze profonde d’avant la Seconde Guerre mondiale que le lecteur est convié. Une histoire touchante qui a pour théâtre un village et son unique Café de la Place tenu par Léonie, veuve et mère de deux filles, dont une, Flora est son souffre-douleur.

9782258100220.gifEt puis, un matin d’orage, voici que débarque l’étranger, un certain Monsieur Vitrolles, poli, le portefeuille bien garni, mais le visage balafré. En moins de deux, il sauve Flora d’un viol et ouvre, en compagnie de sa compagne, un bar-restaurant à quelques centaines de mètres de chez Léonie.

Inutile d’en raconter d’avantage afin de ne pas dévoiler une trame finement tressée et qui, en plus, tient le lecteur dans une sorte de suspense allant crescendo. Quasiment à chaque page, on a envie d’évoluer aux côtés de ces personnages, plus particulièrement auprès de Flora qui est de plus en plus la cible de sa mère et de ce gars du village qui tenta d’abuser d’elle.

 

Mais, au juste, pourquoi Monsieur Vitrolles vint-il s’établir dans ce coin perdu de Corrèze ? Qui bouta le feu à son établissement ? Quel motif le poussa-t-il à reconstruire ? Quelle raison envahit sa compagne à le quitter ? Pourquoi Flora devint-elle un membre de son personnel, à la grande colère de sa mère ?