Me voici édité en « Poche » !

!cid_3_4018111524@web172904_mail_ir2_yahoo.jpg!cid_4_4018111524@web172904_mail_ir2_yahoo.jpg¨Pas mal, non ? » me communique mon éditeur en légende des photos ci-contre au sujet de mes « Meurtres au féminin« , « Grands Procès » et « Crimes d’amour » et d’autres ouvrages publiés aux Éditions Jourdan et PIXL. Quel auteur ne serait-il pas heureux de se retrouver en compagnie aussi prestigieuse que les Max Gallo, Amélie Nothomb, Paulo Coelho, Giacometti-Ravenne, dites-moi ?

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La conjuration de la Sixtine par Philipp Vandenberg (Livre de Poche)

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 « Garder le silence n’est-ce pas le plus horrible des mensonges ? » interroge Philipp Vandenberg dès la première page de son roman « La conjuration de la Sixtine » paru en Livre de Poche.

 

51H25TAEJDL__SL160_.jpgOui, bien sûr, alors c’est une longue histoire, entrecoupée de maintes citations et expressions latines et italiennes, de références bibliques également, qui nous mène au cœur de la célèbre chapelle Sixtine et, bien entendu, de la magistrale peinture de Michel-Ange. Celle-ci est l’objet d’une énigme menée de main de maître ; énigme dont le décryptage risquerait d’être préjudiciable à la curie et à l’Église tout entière, dit encore l’auteur.

Effectivement, quelle signification peut-on donner aux caractères A-I-F-A-L-U-B-A retrouvés parmi les fresques au plafond ?

L’énigme se poursuit, avec de multiples rebondissements, quand un cardinal se retrouve aux prises avec des écrits conservés secrètement, comme le furent des livres de Copernic, des documents de Galilée,  les prophéties attribuées à Malachie, l’enregistrement  des aveux extorqués par l’Inquisition sous la torture, des déclarations faites aux enfants bergers de Fatima et, donc, je cite « un effroyable mystère se cachant derrière Michel-Ange et son art ».

« Le savoir affole l’ignorance« , explique aussi Philipp Vandenberg. Au lecteur de faire la part entre des faits historiques et la fiction !

Le Flibustier de Joseph Conrad (Levoir)

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

Dans la collection « Les Oubliés du Nobel », il y a Joseph Conrad et « Le Flibustier » aux côtés de Kafka, Marcel Proust, Émile Zola, Léon Tolstoï… et c’est amplement mérité, selon moi !

Joseph Conrad fut navigateur et ses voyages l’emmenèrent en Australie, en Palestine, à Calcutta, Bangkok, Singapour, Madras, au Congo…, avant d’être un écrivain de grand talent et d’explorer des âmes tourmentées, telles celles des quatre ou cinq principaux personnages de ce roman écrit en 1923. Il y est question de royauté, de république, de sans-culottes, de Nelson, de Bonaparte, du vieux flibustier à la retraite dans son village natal, du moins, le croyait-il, jusqu’au jour où un lieutenant de la marine vint le trouver et lui parler d’une mission dangereuse en mer : « Un coup à porter pour gagner une grande victoire navale » au détriment des Anglais mouillant face à Toulon.

 

Mais, une question tarauda aussitôt le flibustier : « Et si les Anglais étaient en réalité complètement stupides, ou très malins ?« 

 

Pour la petite histoire, il faut savoir que Joseph Conrad est né en Ukraine de parents polonais, qu’il s’engagea dans la marine française avant de se faire naturaliser… anglais !

 

Trois amours de Cronin (Livre de Poche)

 

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

trois-amours-92001-250-400.jpgParmi les nombreux ouvrages d’Archibald Joseph Cronin, médecin anglais du début du XXe siècle, qui écrivait pour se distraire, je n’avais pas encore lu « Trois amours ». C’est chose faite de cette saga de quelque 700 pages aussi sombre qu’une nuit sans lune. Il s’agit des trois grandes parties de la vie de Lucy Moore, mariée à Frank, un homme à l’humour chagrin, un peu mou, travailleur sans ambition. Elle tente tout pour qu’il s’élève dans la société, mais, malgré elle, il se réfugie dans les bras de sa cousine, Anna. Il quitte même le domicile conjugal et trouve la mort lors d’une tempête en mer avec sa maîtresse, laissant Lucy et leur jeune fils Peter désemparés.

 

Alors, la jeune veuve sacrifie près de deux décennies de son existence à faire de son enfant un médecin réputé. Elle travaille dans un milieu hostile, économise un maximum au point de se faire arracher deux dents malades sans anesthésie afin de ne pas trop dépenser. Puis, Peter tombe amoureux de Rosie, ce qui déplaît fortement à Lucy. Son fils lui tourne le dos et c’est le deuxième cuisant échec pour cette mère étouffante et castratrice.

 

Enfin, à l’âge dit moyen, elle entre en religion en espérant trouver la paix de l’âme et consacrer le reste de sa vie à Dieu.

 

Au couvent belge où elle est accueillie, la vie s’apparente à un enfer sous la férule de supérieures acariâtres, despotes, violentes et, au bout de quelques mois, elle fuit ce milieu en clamant : « Je suis entrée dans ce couvent avec le désir de m’élever jusqu’à Dieu et vous m’avez toujours abattue, fait retomber dans je ne sais quoi de mesquin et de pitoyable. Vous m’avez tout enlevé. »

 

Elle retrouve l’Angleterre, vaille que vaille, et c’est l’ultime étape d’une vie tourmentée qui place le lecteur dans la tristesse et la révolte, la colère et l’écœurement, la compassion et l’incompréhension. Le personnage pathétique de Lucy Moore ne peut, en aucun cas, laisser indifférent.

 

La Vierge-Folle de Frédérique Volot (Presses de la Cité)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

 

C’est le Paris du Second Empire, celui d’Achille Bonnefond, détective, une sorte de flic de la Crime, comme on dit maintenant. Pour lui, Paris sans boulevards, c’est un corps privé de cœur. Et, il s’en passe des choses sur les boulevards et, bien entendu, dans les rues et les ruelles qui y aboutissent.

 

« L’atmosphère qui régnait sur la ville embrasait les sens. Achille savait qu’elle était propice au crime. »

Le ton est directement donné dans ce roman de Frédérique Volot titré « La Vierge-Folle » (Les Presses de la Cité), ce qui est déjà une énigme en soi. Ainsi, Achille Bonnefond est reçu par le ministre de l’Intérieur. Celui-ci lui déclare : « J’ai un meurtre sur les bras. Tout frais de cette nuit, au parc Monceau. » Et d’expliquer le massacre d’une femme, rousse, affreusement mutilée, vitriolée, tenant dans une main une lettre adressée à, je cite : « Napoléon, empereur de pacotille, imposteur, traître… », qui devrait subir le même sort que cette pauvre femme.

Avec un art consommé de l’intrigue, l’auteure nous fait davantage la présentation d’Achille Bonnefond (Tamara, sa nourrice devenue sa domestique, ses relations mondaines, dont la très belle princesse Lucile, sa maîtresse favorite, Marthe, son existence de célibataire endurci, sa chatte Pakoune, dotée d’un seul œil…), pour revenir, petit à petit, à l’affreux crime du parc Monceau. Son ancien associé, Félix, le mène à Baise-la-Mort, un chiffonnier habitant un taudis de la Petite-Pologne, l’un des quartiers les plus famés de Paris, car cet ancien truand a certainement des « relations » à lui présenter.

Alors, pour mieux infiltrer le milieu, le détective se transforme en chiffonnier sale, puant, soiffard, mangeant des choses « incertaines ». Est-ce du chien, du chat, du rat, allez savoir ! Quoi qu’il en est, l’alcool sert d’antiseptique chez ces gens. Et, par petites doses (de mauvais vin, d’absinthe…), la rouquine du parc Monceau devient Vierge-Folle, « une piquée de la tourte, ficelée comme une sainte »…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une si belle école de Christian Signol (Le Livre de Poche)

 

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

 « Une si belle école » édité au Livre de Poche est le dix-huitième ouvrage que j’ai lu de Christian Signol. C’est dire son abondante production, résultat d’un succès de librairie indéniable depuis 1984, et mon attachement à ce type de littérature où fleurent bon les parfums campagnards.

Dans le présent ouvrage, c’est la longue carrière d’Ornella, institutrice du Lot, qui est racontée comme une saga qui traverse les programmes scolaires avec ses joies profondes d’apprendre la réussite à l’examen d’entrée en sixième ou pour le certificat de ses écoliers et ses désagréments avec quelques parents hostiles à l’obligation d’envoyer leurs enfants sur les bancs d’école, par exemple.

Mais, issue de la promotion de 1954, Ornella sait manier fermeté et tolérance et c’est elle qui explique pourquoi elle trouve son métier si beau et passionnant :

41VQKIJxLhL__SL160_.jpg« Éveiller des enfants au monde et au savoir, leur donner les forces nécessaires pour devenir ce qu’ils rêvent d’être. Se trouver à la source de cet éveil, les accompagner pendant quelques années en veillant fidèlement sur eux, les voir partir enfin, pour accomplir leur vie, mais plus forts, plus sûrs d’eux, plus confiants et, si possible, épanouis. »

 

 

 

Lecture, dictées, calcul mental, règle de trois, fractions, leçons de choses, histoire sur les grandes dates et géographie sur les fleuves, les rivières et les montagnes, instruction civique et morale…, odeurs de bois, d’encre et de craie, d’encre violette…, mais,  que sont donc devenues nos écoles d’antan ?

 

 

 

 

 

Unique en Belgique !

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 Les Éditions Jourdan (Paris-Bruxelles) lancent une nouvelle collection de « Poche » : PIXL ! J’ai l’honneur d’y être présent avec trois titres : deux nouveaux (« Grands Procès » et « Meurtres au féminin ») et une réédition (« Crimes d’amour »). Bonnes lectures !