La conjuration de la Sixtine par Philipp Vandenberg (Livre de Poche)

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 « Garder le silence n’est-ce pas le plus horrible des mensonges ? » interroge Philipp Vandenberg dès la première page de son roman « La conjuration de la Sixtine » paru en Livre de Poche.

 

51H25TAEJDL__SL160_.jpgOui, bien sûr, alors c’est une longue histoire, entrecoupée de maintes citations et expressions latines et italiennes, de références bibliques également, qui nous mène au cœur de la célèbre chapelle Sixtine et, bien entendu, de la magistrale peinture de Michel-Ange. Celle-ci est l’objet d’une énigme menée de main de maître ; énigme dont le décryptage risquerait d’être préjudiciable à la curie et à l’Église tout entière, dit encore l’auteur.

Effectivement, quelle signification peut-on donner aux caractères A-I-F-A-L-U-B-A retrouvés parmi les fresques au plafond ?

L’énigme se poursuit, avec de multiples rebondissements, quand un cardinal se retrouve aux prises avec des écrits conservés secrètement, comme le furent des livres de Copernic, des documents de Galilée,  les prophéties attribuées à Malachie, l’enregistrement  des aveux extorqués par l’Inquisition sous la torture, des déclarations faites aux enfants bergers de Fatima et, donc, je cite « un effroyable mystère se cachant derrière Michel-Ange et son art ».

« Le savoir affole l’ignorance« , explique aussi Philipp Vandenberg. Au lecteur de faire la part entre des faits historiques et la fiction !

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Le Flibustier de Joseph Conrad (Levoir)

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

Dans la collection « Les Oubliés du Nobel », il y a Joseph Conrad et « Le Flibustier » aux côtés de Kafka, Marcel Proust, Émile Zola, Léon Tolstoï… et c’est amplement mérité, selon moi !

Joseph Conrad fut navigateur et ses voyages l’emmenèrent en Australie, en Palestine, à Calcutta, Bangkok, Singapour, Madras, au Congo…, avant d’être un écrivain de grand talent et d’explorer des âmes tourmentées, telles celles des quatre ou cinq principaux personnages de ce roman écrit en 1923. Il y est question de royauté, de république, de sans-culottes, de Nelson, de Bonaparte, du vieux flibustier à la retraite dans son village natal, du moins, le croyait-il, jusqu’au jour où un lieutenant de la marine vint le trouver et lui parler d’une mission dangereuse en mer : « Un coup à porter pour gagner une grande victoire navale » au détriment des Anglais mouillant face à Toulon.

 

Mais, une question tarauda aussitôt le flibustier : « Et si les Anglais étaient en réalité complètement stupides, ou très malins ?« 

 

Pour la petite histoire, il faut savoir que Joseph Conrad est né en Ukraine de parents polonais, qu’il s’engagea dans la marine française avant de se faire naturaliser… anglais !

 

La Vierge-Folle de Frédérique Volot (Presses de la Cité)

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« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

 

C’est le Paris du Second Empire, celui d’Achille Bonnefond, détective, une sorte de flic de la Crime, comme on dit maintenant. Pour lui, Paris sans boulevards, c’est un corps privé de cœur. Et, il s’en passe des choses sur les boulevards et, bien entendu, dans les rues et les ruelles qui y aboutissent.

 

« L’atmosphère qui régnait sur la ville embrasait les sens. Achille savait qu’elle était propice au crime. »

Le ton est directement donné dans ce roman de Frédérique Volot titré « La Vierge-Folle » (Les Presses de la Cité), ce qui est déjà une énigme en soi. Ainsi, Achille Bonnefond est reçu par le ministre de l’Intérieur. Celui-ci lui déclare : « J’ai un meurtre sur les bras. Tout frais de cette nuit, au parc Monceau. » Et d’expliquer le massacre d’une femme, rousse, affreusement mutilée, vitriolée, tenant dans une main une lettre adressée à, je cite : « Napoléon, empereur de pacotille, imposteur, traître… », qui devrait subir le même sort que cette pauvre femme.

Avec un art consommé de l’intrigue, l’auteure nous fait davantage la présentation d’Achille Bonnefond (Tamara, sa nourrice devenue sa domestique, ses relations mondaines, dont la très belle princesse Lucile, sa maîtresse favorite, Marthe, son existence de célibataire endurci, sa chatte Pakoune, dotée d’un seul œil…), pour revenir, petit à petit, à l’affreux crime du parc Monceau. Son ancien associé, Félix, le mène à Baise-la-Mort, un chiffonnier habitant un taudis de la Petite-Pologne, l’un des quartiers les plus famés de Paris, car cet ancien truand a certainement des « relations » à lui présenter.

Alors, pour mieux infiltrer le milieu, le détective se transforme en chiffonnier sale, puant, soiffard, mangeant des choses « incertaines ». Est-ce du chien, du chat, du rat, allez savoir ! Quoi qu’il en est, l’alcool sert d’antiseptique chez ces gens. Et, par petites doses (de mauvais vin, d’absinthe…), la rouquine du parc Monceau devient Vierge-Folle, « une piquée de la tourte, ficelée comme une sainte »…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une si belle école de Christian Signol (Le Livre de Poche)

 

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

 « Une si belle école » édité au Livre de Poche est le dix-huitième ouvrage que j’ai lu de Christian Signol. C’est dire son abondante production, résultat d’un succès de librairie indéniable depuis 1984, et mon attachement à ce type de littérature où fleurent bon les parfums campagnards.

Dans le présent ouvrage, c’est la longue carrière d’Ornella, institutrice du Lot, qui est racontée comme une saga qui traverse les programmes scolaires avec ses joies profondes d’apprendre la réussite à l’examen d’entrée en sixième ou pour le certificat de ses écoliers et ses désagréments avec quelques parents hostiles à l’obligation d’envoyer leurs enfants sur les bancs d’école, par exemple.

Mais, issue de la promotion de 1954, Ornella sait manier fermeté et tolérance et c’est elle qui explique pourquoi elle trouve son métier si beau et passionnant :

41VQKIJxLhL__SL160_.jpg« Éveiller des enfants au monde et au savoir, leur donner les forces nécessaires pour devenir ce qu’ils rêvent d’être. Se trouver à la source de cet éveil, les accompagner pendant quelques années en veillant fidèlement sur eux, les voir partir enfin, pour accomplir leur vie, mais plus forts, plus sûrs d’eux, plus confiants et, si possible, épanouis. »

 

 

 

Lecture, dictées, calcul mental, règle de trois, fractions, leçons de choses, histoire sur les grandes dates et géographie sur les fleuves, les rivières et les montagnes, instruction civique et morale…, odeurs de bois, d’encre et de craie, d’encre violette…, mais,  que sont donc devenues nos écoles d’antan ?

 

 

 

 

 

Unique en Belgique !

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 Les Éditions Jourdan (Paris-Bruxelles) lancent une nouvelle collection de « Poche » : PIXL ! J’ai l’honneur d’y être présent avec trois titres : deux nouveaux (« Grands Procès » et « Meurtres au féminin ») et une réédition (« Crimes d’amour »). Bonnes lectures !

100 000 clics !

 

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

 

bille.jpgLa présente chronique est née à la fin du mois de novembre 2010 et en est à quelque 130 numéros. Outre des centaines de milliers d’auditeurs de « Fréquence Terre » et des radios partenaires, on peut exactement quantifier – grâce à un compteur spécifique ! –  le nombre de personnes qui, en plus de l’audio, ou à part, lisent le texte de ladite chronique.

 

C’est, bien entendu, un indicateur fiable sur leurs goûts et leurs intérêts.

 

A fortiori, quand quelque 100 000 lectures ont été effectuées et que ce nombre s’agrandit de jour en jour.

 

Ainsi, quelques indications sont apparues en désignant trois grands genres littéraires sortant du lot : le roman historique, le « Terroir » et le symbolisme.

 

Des auteurs comme Monaldi et Sorti et leur « Secretum » (Pocket), Paul Couturiau pour « L’Abbaye aux Loups » (Presses de la Cité), « L’Enfant de Bruges » de Gilbert Sinoué (Folio) et « Le printemps des cathédrales » de Jean Diwo (J’ai lu), ont récolté, chacun, quelque 2 300 visites dans la catégorie du roman historique.

 

Ensuite, avec des chiffres comparables, le « Terroir » est également assez prisé, surtout Jean Anglade dont « Une pomme oubliée » (Pocket) est le n°1 du genre.

 

Enfin, le symbolisme arrive avec une moyenne de 2 000 visites pour certains titres édités, principalement à la « Maison de Vie » (« Le Serpent vert », « Symbolique des couleurs »…).

Pour terminer ce bilan, il nous reste un seul message : merci pour votre fidélité et bonnes lectures  sur ce nouveau Blog spécifique de « Littérature sans Frontières » qui, à présent, poursuit son cheminement uniquement de manière écrite.