Lavalette, grenadier d’Égypte par Michel Peyramaure (Pocket)

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

9782266089517-0.jpgJe ne porte pas particulièrement Napoléon Bonaparte dans mon cœur et ses conquêtes et défaites m’indiffèrent assez. Néanmoins, ne dit-on pas qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ? Dès lors, mon attention qui avait été attirée par le titre du roman de Michel Peyramaure « Lavalette, grenadier d’Égypte » et la lecture de la 4e de couverture où il est question d’un jeune paysan provençal maudissant les folies de Bonaparte, firent le reste. À savoir, l’heureuse découverte d’un auteur, membre de l’école de Brive, qui m’était inconnu et celle d’une épopée fantastique.

 

En compagnie de 36 000 soldats, mais aussi de scientifiques, artistes, auteurs…, suivant Bonaparte dans sa campagne égyptienne, c’est la relation de faits guerriers, bien sûr, mais, aussi, celle d’une civilisation dont est issu un certain Ali, un jeune noble, avec qui Lavalette, profond raciste, finira par établir des liens d’amitié.

« Débarquer près de quarante mille hommes sur un continent inconnu, aussi mystérieux que la lune, sans les y avoir préparés autrement que par des proclamations pompeuses et mensongères, était-ce raisonnable ? » se demandaient Lavalette et d’autres de ses collègues d’armes face à, je cite, cette « pouillerie arabe ».

 

Et, encore, cette citation : « Libre à Bonaparte de se livrer à ses singeries hypocrites en présence des muftis ou des ulémas ! Quant à eux, ils eussent traversé l’Afrique à pied pour rejoindre la France plutôt que de laisser leurs os dans le sable du désert. »

Mais, un peu plus loin dans le texte, il y a cette phrase lourde de conséquences dans la suite du récit : « Si le conquérant n’a que mépris à offrir à sa conquête, autant qu’il reste chez lui ! »

 

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« Crimes en Belgique » par Pierre Guelff aux Éditions Jourdan

 

41.jpg« Le Soir » de ce week-end à propos de mes « Crimes en Belgique » aux Éditions Jourdan : « Le Soir Magazine propose à ses lecteurs « Les crimes en Belgique », une série de 5 livres signés par Pierre Guelff. Ce célèbre chroniqueur judiciaire a suivi près de 300 procès d’assises dont des dossiers majeurs comme les affaires Dutroux et Fourniret, le génocide du Rwanda, des procès d’islamistes… Dans cette collection passionnante, il revient sur cinq procès, tranches de vie et de mort, véritables reflet de notre société, qui l’ont particulièrement marqué… »

39.jpgEn vérité, il s’agit de dizaines de comptes-rendus d’audiences, de statistiques, d’analyses de spécialistes (psychologues, criminologues…) : « Les plus grands procès » (8 procès), « Meurtres au féminin » (15 procès), « Ces jeunes devenus criminels » (13 procès), « Les grands dossiers d’assises » (8 procès), « Quand l’amour et la passion tuent » (16 procès).

Le vent des Khazars de Marek Halter (Pocket)

 

 

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 9782266122252.jpgJ’ai apprécié la lecture du roman « Le vent des Khazars » de Marek Halter pour plusieurs raisons : ses références historiques à ce peuple errant, nomade, assez méconnu, du Xe siècle, ayant formé un royaume juif en plein Caucase, la trame romanesque crédible, l’écriture fluide et agréable.

 

Bulan, roi des Khazars, déclarait : « Ainsi, aussi riches que nous devenions, nous demeurerons toujours pauvres, errants et ignorants… »

 

J’ai appris que c’est la seule fois dans l’Histoire qu’un peuple a choisi le judaïsme et, précise l’auteur, que l’intégrité du royaume fut maintenue pendant trois siècles tout en préservant une parfaite tolérance envers les Musulmans et les Chrétiens : « Les Khazars sont riches mais tolérants : si l’élite est juive, le peuple khazar peut être musulman aussi bien que chrétien ou païen. Ce qui fait horreur à l’Église byzantine… »

 

Et qu’en est-il de ce vent khazar titré par Marek Halter ? Il s’agit d’un souffle en tempête légendaire, qui effaçait tout. Tout ! Les traces des animaux et des humains dans le désert ou les montagnes, les travaux des hommes, les champs, les cultures, les habitations… « En somme, le vent des Khazars effaçait les traces de ce qui a été, comme les Khazars eux-mêmes ont été effacés. »

Et puis, en l’an 2000, voici un attentat revendiqué par le « Renouveau khazar » et, ici, le romanesque prend son envol…

J’en termine avec deux citations marquantes : « L’imagination n’est-elle pas toujours l’empreinte d’une vérité encore voilée ? » et « La vie réelle est plus forte que la fiction. »

 

Le pharaon noir de Christian Jacq (Pocket)

 

 

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

9782221086254FS.gifChristian Jacq est parfois fort décrié dans certains milieux, mais il n’en reste pas moins un auteur apprécié par des millions de lecteurs comme en témoignent plusieurs de ses ouvrages classés parmi les meilleures ventes depuis des décennies. Avec « Le pharaon noir » paru chez Pocket, cela doit bien être le dixième ou douzième ouvrage que j’ai lu de cet auteur, dont le prodigieux « Le moine et le vénérable ».

Certes, je n’ai pas les connaissances suffisantes en égyptologie pour juger de la crédibilité historique de ce roman, en revanche, je peux dire que de la première à la dernière page, j’ai été littéralement captivé par la trame des faits décrits. Ceux mettant principalement en scène, cinq siècles après Ramsès, le « pharaon noir », un Nubien particulièrement attentif à son peuple et aux cultes, que rêve de détrôner un prince libyen ne reculant devant aucune turpitude pour arriver à ses fins.

Ce qui m’a frappé, c’est une certaine coïncidence entre cette situation et celle vécue, sous différents régimes, en ce début de XXIe siècle.

Ainsi, en 730 avant Jésus-Christ, l’auteur fait dire à différents acteurs ces phrases étonnement d’actualité : « Les temps heureux ont disparu à jamais, vivre devient un fardeau. Comment croire aux promesses des hommes de pouvoir ? Ils n’ont d’autre but que leur enrichissement personnel, et leurs belles paroles ne séduisent qu’eux-mêmes. (…) Jamais il ne faut accorder sa confiance aux hommes avides de pouvoir » et, encore : « Des milliers de gens ne trouvent plus de travail, le prix des denrées augmente sans cesse, les dieux ne sont plus vénérés, l’injustice et la corruption règnent en souveraines incontestées… »

 

Mais, heureusement, il y a cette petite lumière qui jaillit des ténèbres : « Le désert et la terre cultivée sont étrangers l’un à l’autre, ils ne se marient pas et, pourtant, l’un fait comprendre la nécessité de l’autre. »

 

Les permissions de mai de Jean Anglade (Pocket)

 

 

51VuNEojyiL__.jpg« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

Je ne me lasse pas de lire du Jean Anglade et, avec « Les permissions de mai », j’en suis bien à plus de vingt titres de celui qui est surnommé le « Pagnol auvergnat ».

Ici, le décor est planté à Thiers, la capitale de tout ce qui coupe (couteaux, ciseaux…) mais aussi des fourchettes, cuillers, louches, pelles à tartes, avec comme principaux acteurs les Pitelet, couteliers, et, surtout, leur fille, Gilberte, institutrice, des ouvriers, autorités locales, l’envahisseur allemand et leurs copains de Vichy, ensuite, des techniciens de l’après-guerre, des « mutants » de Mai 68…

Tout en décrivant avec talent la société, Jean Anglade marie également l’humour, parfois décapant. Ainsi, au sujet d’un homme politique, il dit : « Divers présidents du conseil avaient exploité ses diverses incompétences pour faire de lui un prudent sous-secrétaire d’État et même un ministre… »

Et, aussi, de s’en prendre au sinistre Pierre Laval adepte d’une Europe où flotterait le drapeau à croix gammée, une Europe sans juifs, sans francs-maçons, sans socialistes, sans communistes, avec 25 millions de Français en sabots grattant la terre, les autres morts ou annexés par des États circonvoisins. 

Et, Jean Anglade, de lancer ce cri du cœur : « L’Europe, on veut bien, mais pas dans ces conditions. »

La littérature de terroir sait, aussi, se montrer militante pour de bonnes causes !

L’Incroyable Histoire de Mademoiselle Paradis par Michèle Halberstadt (Livre de Poche)

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

9782253134602-T.jpgJ’ai littéralement dévoré « L’Incroyable Histoire de Mademoiselle Paradis » merveilleusement écrite par Michèle Halberstadt et publiée en Livre de Poche.

 

« Rien n’y fera. Ni le silence ni le bruit. Ni la glace ni la chaleur. Ni les prières ni les sanglots. Ni la science ni la médecine. La nouvelle, en huit jours, fera le tour de Vienne. La fille unique du conseiller de l’Impératrice, la petite Maria Theresia von Paradis, a perdu la vue. »

 

Nous sommes au XVIIIe siècle, Mademoiselle Paradis a dix-sept ans, elle est belle, gracieuse, devenue une pianiste virtuose et réputée, appréciée par Mozart, quand un certain Messmer, pauvre enfant venu d’Allemagne, devenu homme puissant, envié, reçu à la Cour, à la fois artiste de talent, scientifique, magnétiseur, guérisseur…, décide de s’occuper du handicap de la jeune fille.

Ils tombent follement amoureux l’un de l’autre : « En amour, seule la souffrance est source d’enseignements », explique alors l’auteur.

Et, petit à petit, la lumière retrouvée va faire à nouveau place aux ténèbres. La jalousie et la hargne des mandarins de la médecine officielle vont-elles définitivement anéantir le couple ?

Mozart a écrit un concerto pour Maria Theresia, le K 456 : fait avéré ou légende ?

 

Me voici édité en « Poche » !

!cid_3_4018111524@web172904_mail_ir2_yahoo.jpg!cid_4_4018111524@web172904_mail_ir2_yahoo.jpg¨Pas mal, non ? » me communique mon éditeur en légende des photos ci-contre au sujet de mes « Meurtres au féminin« , « Grands Procès » et « Crimes d’amour » et d’autres ouvrages publiés aux Éditions Jourdan et PIXL. Quel auteur ne serait-il pas heureux de se retrouver en compagnie aussi prestigieuse que les Max Gallo, Amélie Nothomb, Paulo Coelho, Giacometti-Ravenne, dites-moi ?