« Crimes en Belgique » par Pierre Guelff aux Éditions Jourdan

 

41.jpg« Le Soir » de ce week-end à propos de mes « Crimes en Belgique » aux Éditions Jourdan : « Le Soir Magazine propose à ses lecteurs « Les crimes en Belgique », une série de 5 livres signés par Pierre Guelff. Ce célèbre chroniqueur judiciaire a suivi près de 300 procès d’assises dont des dossiers majeurs comme les affaires Dutroux et Fourniret, le génocide du Rwanda, des procès d’islamistes… Dans cette collection passionnante, il revient sur cinq procès, tranches de vie et de mort, véritables reflet de notre société, qui l’ont particulièrement marqué… »

39.jpgEn vérité, il s’agit de dizaines de comptes-rendus d’audiences, de statistiques, d’analyses de spécialistes (psychologues, criminologues…) : « Les plus grands procès » (8 procès), « Meurtres au féminin » (15 procès), « Ces jeunes devenus criminels » (13 procès), « Les grands dossiers d’assises » (8 procès), « Quand l’amour et la passion tuent » (16 procès).

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Le vent des Khazars de Marek Halter (Pocket)

 

 

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 9782266122252.jpgJ’ai apprécié la lecture du roman « Le vent des Khazars » de Marek Halter pour plusieurs raisons : ses références historiques à ce peuple errant, nomade, assez méconnu, du Xe siècle, ayant formé un royaume juif en plein Caucase, la trame romanesque crédible, l’écriture fluide et agréable.

 

Bulan, roi des Khazars, déclarait : « Ainsi, aussi riches que nous devenions, nous demeurerons toujours pauvres, errants et ignorants… »

 

J’ai appris que c’est la seule fois dans l’Histoire qu’un peuple a choisi le judaïsme et, précise l’auteur, que l’intégrité du royaume fut maintenue pendant trois siècles tout en préservant une parfaite tolérance envers les Musulmans et les Chrétiens : « Les Khazars sont riches mais tolérants : si l’élite est juive, le peuple khazar peut être musulman aussi bien que chrétien ou païen. Ce qui fait horreur à l’Église byzantine… »

 

Et qu’en est-il de ce vent khazar titré par Marek Halter ? Il s’agit d’un souffle en tempête légendaire, qui effaçait tout. Tout ! Les traces des animaux et des humains dans le désert ou les montagnes, les travaux des hommes, les champs, les cultures, les habitations… « En somme, le vent des Khazars effaçait les traces de ce qui a été, comme les Khazars eux-mêmes ont été effacés. »

Et puis, en l’an 2000, voici un attentat revendiqué par le « Renouveau khazar » et, ici, le romanesque prend son envol…

J’en termine avec deux citations marquantes : « L’imagination n’est-elle pas toujours l’empreinte d’une vérité encore voilée ? » et « La vie réelle est plus forte que la fiction. »

 

Le pharaon noir de Christian Jacq (Pocket)

 

 

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

9782221086254FS.gifChristian Jacq est parfois fort décrié dans certains milieux, mais il n’en reste pas moins un auteur apprécié par des millions de lecteurs comme en témoignent plusieurs de ses ouvrages classés parmi les meilleures ventes depuis des décennies. Avec « Le pharaon noir » paru chez Pocket, cela doit bien être le dixième ou douzième ouvrage que j’ai lu de cet auteur, dont le prodigieux « Le moine et le vénérable ».

Certes, je n’ai pas les connaissances suffisantes en égyptologie pour juger de la crédibilité historique de ce roman, en revanche, je peux dire que de la première à la dernière page, j’ai été littéralement captivé par la trame des faits décrits. Ceux mettant principalement en scène, cinq siècles après Ramsès, le « pharaon noir », un Nubien particulièrement attentif à son peuple et aux cultes, que rêve de détrôner un prince libyen ne reculant devant aucune turpitude pour arriver à ses fins.

Ce qui m’a frappé, c’est une certaine coïncidence entre cette situation et celle vécue, sous différents régimes, en ce début de XXIe siècle.

Ainsi, en 730 avant Jésus-Christ, l’auteur fait dire à différents acteurs ces phrases étonnement d’actualité : « Les temps heureux ont disparu à jamais, vivre devient un fardeau. Comment croire aux promesses des hommes de pouvoir ? Ils n’ont d’autre but que leur enrichissement personnel, et leurs belles paroles ne séduisent qu’eux-mêmes. (…) Jamais il ne faut accorder sa confiance aux hommes avides de pouvoir » et, encore : « Des milliers de gens ne trouvent plus de travail, le prix des denrées augmente sans cesse, les dieux ne sont plus vénérés, l’injustice et la corruption règnent en souveraines incontestées… »

 

Mais, heureusement, il y a cette petite lumière qui jaillit des ténèbres : « Le désert et la terre cultivée sont étrangers l’un à l’autre, ils ne se marient pas et, pourtant, l’un fait comprendre la nécessité de l’autre. »