Médias : on ne cache rien !

Normal
0
21

false
false
false

MicrosoftInternetExplorer4

/* Style Definitions */
table.MsoNormalTable
{mso-style-name: »Tableau Normal »;
mso-tstyle-rowband-size:0;
mso-tstyle-colband-size:0;
mso-style-noshow:yes;
mso-style-parent: » »;
mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;
mso-para-margin:0cm;
mso-para-margin-bottom:.0001pt;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:10.0pt;
font-family: »Times New Roman »;
mso-ansi-language:#0400;
mso-fareast-language:#0400;
mso-bidi-language:#0400;}

logo-liberation-311x113.pngLu dans « Libération » de ce week-end cette prédiction de Serge July : « La tradition écrite du journalisme va durer ».

Le co-fondateur de « Libé » ajoute : « La caractéristique des médias aujourd’hui, c’est qu’on ne cache rien. »

DSCF2223.JPGIl est vrai que les déclarations absurdes, dangereuses et contagieuses de certains « décideurs » (politiques, bien souvent), sont, tôt ou tard, débusquées et corroborent quelque peu les propos de Serge July.

 

Publicités

Brassens : le dictionnaire piquant de Michel et Bruno Bilquin (La Boîte à Pandore)

Normal
0
21

false
false
false

MicrosoftInternetExplorer4

/* Style Definitions */
table.MsoNormalTable
{mso-style-name: »Tableau Normal »;
mso-tstyle-rowband-size:0;
mso-tstyle-colband-size:0;
mso-style-noshow:yes;
mso-style-parent: » »;
mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;
mso-para-margin:0cm;
mso-para-margin-bottom:.0001pt;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:10.0pt;
font-family: »Times New Roman »;
mso-ansi-language:#0400;
mso-fareast-language:#0400;
mso-bidi-language:#0400;}

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff sur « Fréquence Terre » (chaque dimanche à 9 heures).

Electre_978-2-87557-132-8_9782875571328.jpgDepuis mon adolescence, j’apprécie la truculence de certaines chansons de Georges Brassens et je ne résiste pas à réécouter l’enregistrement de la célèbre table ronde du trio Brassens-Ferré-Brel, du 6 janvier 1969.

Et puis, pour peaufiner ce programme, voici l’ouvrage « Brassens, le dictionnaire piquant » de Michel et Bruno Bilquin (La Boîte à Pandore). Une manière originale de rendre hommage au formidable interprète des « Copains d’abord », des « Amoureux des bancs publics », d’« Auprès de mon arbre », de la « Chanson pour l’Auvergnat » et de tant d’autres perles poétiques.

Effectivement, les auteurs ont choisi trente thèmes, de l’Amour au Zéphyr en passant par Dieu, le gendarme, Jeanne, Léon, la mort, le paradis, le temps, le vin…, pour « lire entre les lignes du texte et du cœur ».

Et cela donne aux côtés de la gauloiserie, de la paillardise et du lyrisme du chanteur quelques commentaires choisis, parfois surprenants, souvent révélateurs d’une belle sensibilité.

Un exemple ou l’autre parmi des dizaines : « Brassens semble opposer l’amour éternel, platonique, plutôt de l’ordre de l’inaccessible, à l’amour charnel, plus éphémère, mais plus à la portée des humbles mortels. »

Et, au sujet du paradis : « Partager avec une prometteuse inconnue un parapluie sous l’averse, mener une belle au septième ciel (même si l’ascenseur s’arrête parfois en route), conquérir une fille ce sont là de petits – ou grands – bonheurs immédiats. »

Georges Brassens avait-il peur de la mort ? Les auteurs ne le pensent pas : « Il s’en gaussait, il la banalisait, il la rendait même parfois sympathique… »

À défaut de certitude sur la question, il y a une chose qui ne se discute pas, selon mon ressentiment : son œuvre est immortelle !

Un parcours atypique et mise au… poing

52.jpgJe pense que, dans ce livre « Mémoires d’un journaliste révolté » (Éditions Jourdan – La Boîte à Pandore), il était plus utile de présenter (en un chapitre sur les vingt) mes arguments sur ce que je considère encore comme le « faux » procès Dutroux plutôt que m’attarder sur les circonstances de cette interview (au contenu odieux pour la mémoire des victimes, donc impubliable en âme et conscience, comme je j’avais juré aux parents de victimes). J’avais aussi annoncé qu’il n’y aurait pas de procès bis, certains se sont publiquement moqués, et, en définitive, il n’y a jamais eu de procès bis ! Mais, ce livre fourmille aussi d’autres sujets.
En voici la table des matières :
Prologue…
1. Avec une socquette pour micro
2. Comme un parfum d’« Étranger »
3. Rompre la complicité du silence
4. Pour écrire la liberté et le muscle
5. Mourir pour revivre
6. Flics, voyous, Tapie, Fourniret
7. Autres déboires avec les autorités
8. Le prêtre rebelle
9. Honte et combat citoyen
10. Bonheur et nausée
11. People, or not people
12. Pressions, menaces et indécence
13. Avocats, nombrilisme et aveu
14. Le polygraphe (dit détecteur de mensonges) : une expérience unique
15. Psys en folie
16. Mise en quarantaine au Procès Dutroux
17. Libération et société secrète
18. D’autres rencontres « fantastiques »
19. Je suis mort à Paris
Table des matières

Mai 68, un pavé dans leur histoire de Julie Pagis (Les Presses et Sciences-Po)

Normal
0
21

false
false
false

MicrosoftInternetExplorer4

/* Style Definitions */
table.MsoNormalTable
{mso-style-name: »Tableau Normal »;
mso-tstyle-rowband-size:0;
mso-tstyle-colband-size:0;
mso-style-noshow:yes;
mso-style-parent: » »;
mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;
mso-para-margin:0cm;
mso-para-margin-bottom:.0001pt;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:10.0pt;
font-family: »Times New Roman »;
mso-ansi-language:#0400;
mso-fareast-language:#0400;
mso-bidi-language:#0400;}

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff sur « Fréquence Terre ».

Les événements de Mai 68, j’avais 22 ans à l’époque, m’ont marqué avec une prise de conscience disons, écologique, antimilitariste, antinucléaire, ma collaboration à « Fréquence Terre » en découle probablement.

27246100611320M.jpgDans l’ouvrage « Mai 68, un pavé dans leur histoire » de Julie Pagis (Éditions Les Presses – Sciences-Po), sociologue et fille de soixante-huitards, il s’agit d’aborder une question essentielle : quel a été l’impact de leur militantisme sur leurs enfants ? Questions subsidiaires : quelle fut la trajectoire desdits soixante-huitards et notre société porte-t-elle des marques de cet engagement ?

Particularité majeure de cet ouvrage : les soixante-huitards interrogés sont tous des anonymes, loin des figures médiatisées traditionnelles, des porte-parole autoproclamés des événements et des parisianismes.

Dans ce livre, il est, entre autres, démontré que Mai 68 n’est pas uniquement une rébellion des jeunes contre leurs parents, voire une crise au sein du milieu universitaire.

Il y a, par exemple, la transmission familiale de dispositions au militantisme, des aspirations personnelles, le refus de soumissions, l’anticolonialisme, le tiers-mondisme, le stigmatisme des enfants d’ouvriers par rapport aux bourgeois et nantis, les différences traumatisantes de classes sociales… Les récits de parcours de vie sont éclairants à ce propos. Ainsi, qu’est-ce qu’un ouvrier d’origine populaire occupant l’usine où il travaillait pouvait bien échanger avec une jeune étudiante d’origine bourgeoise qui revendiquait l’émancipation familiale ?

Participaient-ils aux événements pour changer en profondeur la structure politique et sociale, pour faire évoluer les mœurs ou pour transformer le système éducatif ? Y a-t-il eu décloisonnement social entre les mondes ouvriers, étudiants et paysans ?

Des explications fusent : « Mai 68 était une évidence », « Refaire le monde pour mes enfants et mes enfants pour le monde », « Commencer à vivre… », « Changer l’ignorance humaine »…

Et qu’en est-il des expériences post-soixante-huitardes ? Réponse d’une ancienne militante : « À défaut de changer la vie, les soixante-huitards réussirent au moins à modifier la leur. »

Cependant, certains soixante-huitards interrogés par l’auteure marquent leur désaccord sur son travail (fort intellectuel, c’est vrai) : « Nous ne pouvons pas être mis en fiches, dans des cases et des cages, et décryptés par les statistiques… »

Quoi qu’il en soit, Mai 68 fut un fameux moment d’Histoire et n’a pas fini d’interpeller.

Aux aaaaaarmes !

Normal
0
21

false
false
false

MicrosoftInternetExplorer4

/* Style Definitions */
table.MsoNormalTable
{mso-style-name: »Tableau Normal »;
mso-tstyle-rowband-size:0;
mso-tstyle-colband-size:0;
mso-style-noshow:yes;
mso-style-parent: » »;
mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;
mso-para-margin:0cm;
mso-para-margin-bottom:.0001pt;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:10.0pt;
font-family: »Times New Roman »;
mso-ansi-language:#0400;
mso-fareast-language:#0400;
mso-bidi-language:#0400;}

Aus armes.jpgLu dans « Le Soir », sous la plume d’Éric Deffet, ironique et tellement juste : « Bonne nouvelle pour notre commerce extérieur ! Les exportations belges d’armes se portent comme un charme. De quoi nous plaignons-nous en définitive ? La vie est belle dans notre région (Wallonie) de cocagne… 

Quelque part, cela me fait penser à cette parole prononcée dans un  débat sur « France 5 » : « Il faut tirer à la carabine à feu sur un pacifiste pour démontrer que les armes sont dangereuses. »

Lu et à relire…

Normal
0
21

false
false
false

MicrosoftInternetExplorer4

/* Style Definitions */
table.MsoNormalTable
{mso-style-name: »Tableau Normal »;
mso-tstyle-rowband-size:0;
mso-tstyle-colband-size:0;
mso-style-noshow:yes;
mso-style-parent: » »;
mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;
mso-para-margin:0cm;
mso-para-margin-bottom:.0001pt;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:10.0pt;
font-family: »Times New Roman »;
mso-ansi-language:#0400;
mso-fareast-language:#0400;
mso-bidi-language:#0400;}

DSCF2155.JPGVoici quatre courts extraits que j’ai choisis de ce numéro 14057 en proie, déjà, à la polémique…

« Manif : 3 millions selon les organisateurs et la police, cherchez l’erreur. »

 « Les dictatures ne font jamais rire ni sourire leur peuple. Seules les démocraties font rire… »

DSCF2154.JPG« Dans quelques semaines tout sera rentré dans l’ordre. Les ventes retomberont, les affiches sur les murs disparaîtront, les gens se disputeront à nouveau, les politiques nous chieront sur la gueule devant les tribunaux comme avant… »

« Nous, à Charlie, on savait que l’humour était quelque chose de très sérieux. »

Deux heures à tuer au bord de la piscine de Victor Lannoux (Cherche Midi)

Normal
0
21

false
false
false

MicrosoftInternetExplorer4

/* Style Definitions */
table.MsoNormalTable
{mso-style-name: »Tableau Normal »;
mso-tstyle-rowband-size:0;
mso-tstyle-colband-size:0;
mso-style-noshow:yes;
mso-style-parent: » »;
mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;
mso-para-margin:0cm;
mso-para-margin-bottom:.0001pt;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:10.0pt;
font-family: »Times New Roman »;
mso-ansi-language:#0400;
mso-fareast-language:#0400;
mso-bidi-language:#0400;}

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff sur « Fréquence Terre ».

lannoux.pngPas ou très peu intéressé par le cinéma, le théâtre et les séries télévisées, je n’ai aucun souvenir marquant des prestations artistiques de Victor Lannoux. En revanche, une interview à la radio me le fit connaître de manière très touchante par la présentation de son livre « Deux heures à tuer au bord de la piscine ».

Et, je ne suis pas déçu de cette rencontre littéraire avec un homme qui jongle avec les mots, les phrases, le déroulement de son passé privé, de sa vie d’acteur et de son combat contre l’amnésie, résultat d’une erreur médicale majeure.

Lui qui, dans sa jeunesse, n’avait « jamais été grand-chose », qui décrocha son certificat d’études avec la mention « coup de bol », joua Molière, Corneille, Zola, tourna sous Allégret, Granier-Deferre, Oury, Mocky, et traversa les années avec succès grâce à « Louis la Brocante ».

Et puis, son écriture est magnifique et poignante. En voici quelques passages :

« Plus on vieillit, plus les cases se libèrent dans la tête et laissent de l’espace aux souvenirs pour venir s’y planquer. »

« La vie, c’est la conscience qu’on en a. Et ceux qui n’ont pas cette faculté passent à côté d’eux-mêmes. Ceux-là ne font que suivre le troupeau, sans reflet dans aucun miroir. »

 « Je me demande comment j’ai pu tourner « Dupont Lajoie ». J’y interprète un personnage épouvantable, un ancien para, raciste et ratonneur, qui va entraîner toute une bande de beaufs derrière lui pour aller jusqu’à lyncher un pauvre Arabe innocent. »

« Moi, le sous-cultivé, le primaire, le presque analphabète, j’écrivais ! »

 

Et, j’ajoute, pour le plus grand plaisir des lecteurs.